lundi 10 février 2020
Week End du 8-9 Fevrier 2020
Fragile, Envoyés dans un monde fragile....
Mais attention : on peut agir...agiter...secouer !
A venir....
dimanche 8 décembre 2019
WE 7-8 decembre 2019
Dieu nous appelle sur le lieu de nos fragilités
Suite à une saison sur l'Espérance, nous avons plongé cette nouvelle saison dans la Fragilité. Et nous entrons dans le 2ème épisode de la saga.
Comme toute série, voici un rappel de l'épisode précédent !Suite à une saison sur l'Espérance, nous avons plongé cette nouvelle saison dans la Fragilité. Et nous entrons dans le 2ème épisode de la saga.
Tout a commencé par le conte relaté par Jean Bernard, de
cette fameuse pierre précieuse rayée irrémédiablement, et à laquelle un
tailleur de pierre donne une nouvelle destinée encore plus belle, en forme de
rose, en s'appuyant sur cette rayure.
Dans ce premier WE d'octobre, nous avons marché en nous
racontant nos fragilités : plongée introspective pour identifier et révéler ce
qui nous pétrit en humanité.
Que l'on soit lucide ou aveugle, ou aveugle lucide comme
celui de Siloé, connaître la fragilité, c'est déjà la réduire et penser
différemment, penser ressource, là où le handicap est perceptible.Au fond du trou, une lumière pointe vers laquelle je me mets en route…
C'est le cadre de ce WE 2 : Dieu nous appelle sur le lieu de
nos fragilités.
Et nous percevons son appel précisément parce que nous
expérimentons la fragilité !Nous allons donc vivre un WE déclic qui ouvre à l'Espérance… heureusement !
Le WE 3 élargira le débat : Je vous envoie comme des brebis au
milieu des loups.
Avec nos fragilités, nous sommes invités à engager des
actions dans un monde fragile. "S'indigner de façon constructive"
comme le dit Stéphane Hessel, faire avancer les choses, être acteur du monde
voilà le dessein auquel nous sommes invités.
En WE 4, l'image facile d'un Dieu tout puissant sera
chatouillée à la lumière de sa fragilité : l'indicible de la destruction
humaine, que nous pouvons nous représenter dans la Shoah, révèle peut-être une
fragilité qui fait la place à une autre perception de l'Amour
Voilà qu'au 5ème épisode de l'année, le thème
"Entre ma fragilité et sa force" se présente comme une clé de voute
de ce parcours, entre "ma prière et son Amour". Nous retrouverons le
conte du tailleur de la pierre précieuse avec ce regard de l'Amour sur nous
fragilités, regard qui reconstruit en plus beau autour de ces faiblesses
acceptées.
En fin de compte, une saison bien humaine que ce chemin
autour de l'a Fragilité !
Alors entrons dans ce WE 2.
D'abord le cadre :Nous sommes dans une Abbaye Cistercienne.
C'est une communauté féminine qui vit principalement en travaillant (fabrique d'Osties) et en priant, avec des offices qui règlent la journée.
Nous vous invitons à participer à Complies (20 H) et à la messe (10H45) avec la communauté qui nous accueille. Ceux qui veulent aller à Vigiles (4H30) et à Laudes (7H15) pourront aussi le faire !
Sœur Bénédicte, théologienne et philosophe en charge de l'accueil, participera à la veillée.
Ensuite le contexte :
Dans notre monde la perfection est louée : l'imparfait est
au ban comme si on ne voulait pas le voir. On gomme les rides du temps (lifting !), on retravaille les
photos (standard des magazines), on regarde d'abord le beau. Mais ce beau monde n'est pas nouveau ; de tout temps, l'homme a mis en avant la belle perfection (et c'est tant mieux, au regard de l'héritage artistique auquel nous avons accès maintenant) : l'esthétique, le nombre d'or en architecture, sculpture, peinture comme en vrai, le parfum.
Tout est trop beau, trop parfait, trop modélisant !
Et peut-être qu'ainsi a été positionnée une représentation
de la perfection en l'image véhiculée de Dieu.
Curieusement, il est amusant de rappeler que les dieux de la
mythologie gréco romaine sont loin d'être parfaits ! Notre histoire chrétienne
a fait évoluer cette image.
Pourtant, comme disait mon prof de philo, "la parfaite
beauté tue le discours".
Et précisément, "Dieu nous appelle sur le lieu de nos
fragilités", là où ce n'est pas très joli, ni très bien odorant ! Il y a
donc matière à discourir !Non seulement il nous aime malgré nos défauts, nos échecs, mais c'est par toutes nos faiblesses qu'il peut nous rejoindre, lui qui peut laisser 99 brebis pour chercher celle qui s'est perdue..."
Au cœur de la faiblesse il y a un souffle de vie, une confiance retrouvée, le début d'une Alliance.
Cet appel est donc une lumière d'espoir.
Ce qui est formidable, c'est que nous entrons dans l'Avent
pour préparer Noël.
Les textes de Dimanche invitent à se préparer, se mettre en
route. Plus que cela : Isaïe écrit alors qu'il est en plein exil, au cœur de sa détresse, le moral dans les chaussettes, au milieu de ses coreligionnaires en souffrance. Pourtant, plus qu'un rappel de l'Alliance, il invite à espérer.
Isaïe savait il que nous préparions un WE sur l'appel de Dieu sur le lieu de nos souffrances ?
Les autres textes du jour nous invite à engager la démarche vers la lumière perceptible depuis le fond du tunnel.
Dans l'immédiat, nous travaillerons 2 textes.
Attention : Ces textes ne justifient pas la souffrance, la
faiblesse d'un jour n'étant pas la faiblesse toujours ! Donc "chéri chéri
fais-moi mal' est un piège à éviter.
Demain Dimanche : 2 Corinthiens 4
Parce que Dieu a expérimenté notre humanité en Christ, il y
a un trésor, la possibilité d'un espoir, d'une confiance retrouvée, d'une
nouvelle Alliance.
Ce Samedi, plutôt que de partir avec Jérémy, avec Ezéchiel, nous allons
ronger notre os, au sens propre : nous ferons un voyage fantastique, nous
immergeant dans les effets spéciaux des studios Walt Disney. Ce n'est pas trop
gore car le sang a séché, mais c'est digne des grandes scènes du cinéma
fantastique. Vous allez voir !
Avec Ezéchiel, modeste fils d'homme qui peine à se tenir
debout, et pourtant prophète, nous errerons au milieu de la vallée pleine
d'ossements… Brrrr A vous de commenter le film !
Intro Veillée :
En préparation, nous avons percuté sur la confiance retrouvée (Alliance,
Incarnation), la parole qui est centrale et déclic, cette parole qui
"active" (dans un cadre et dans son contenu). Et il y a l'appel à
passer de nos fragilités à prophète.
Bénédicte, nous serions heureux de quelques éclairages / témoignage de ta
part, plutôt sous forme d'échange.
Dans les textes travaillés ce WE :1- la parole est centrale, avec déclic et appel dans nos fragilités
2- le monastère est un lieu de silence... sans paroles ! Pourtant c'est une terre d'accueil pour ceux qui se sentent cabossés par la vie. Ils y sont accueillis... par des mots et du silence !
3- dans Ezéchiel, les ossements retrouvent vie. Quelles renaissances se vivent dans un monastère ? à l'intérieur, à la périphérie, aux frontières (à la cloture !)...
4- où puises tu, où entends-tu ce que tu as à dire auprès des visiteurs cabossés, ta source, ton terreau.
Bref, qq mots à la fois perso, et porteur de la vocation de la communauté.
Intro Dimanche
Après avoir erré dans la vallée des ossements, nous avons
souligné la Parole comme déclic de l'appel, de l'espoir. En fait, le focus est
sur une parole active.Rappelons que prophétiser porte la signification de la parole qui fait renaître.
Et il a été intéressant d'analyser ce qui fait que la parole fait.
Aujourd'hui, nous vous invitons à mettre une dose de "Dieu fait homme" et une pincée de "Résurrection" dans la réflexion.
Un parallèle avec Romains 8, 11,
Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les
morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les
morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en
vousLa faiblesse de notre mortalité, de notre condition humaine, est centrale.
Dans 2 Corinthiens que nous allons travailler avant la
célébration de 10H45 :
Parce que Dieu a expérimenté notre humanité en Christ, il y
a un trésor, la possibilité d'un espoir, d'une confiance retrouvée, d'une
nouvelle Alliance.
lundi 7 octobre 2019
Week End du 5 & 6 Octobre 2019
Fragile ? et alors
Fragilité : Handicap ou Ressource ?
La connaitre c’est déjà la réduire
Intro Année (Jean Bernard) :
La connaitre c’est déjà la réduire
Intro Année (Jean Bernard) :
Ne
le laisse pas tomber, il est si fragile !
« Un Prince possédait une pierre précieuse magnifique dont il était fier à
l'extrême. Un jour, par accident, ce joyau fut profondément rayé. Le Prince
convoque alors les spécialistes les plus habiles pour rendre au joyau sa pureté
originelle. Malgré tous leurs efforts, ils ne peuvent pas effacer la rayure... Mais un jour, arrive dans le pays un tailleur
de pierres précieuses d'un génie inégalé. Avec douceur, ténacité, art et
patience, il prend la pierre et taille le diamant en forme de rose. Il est
assez habile et créatif pour utiliser la rayure, l'égratignure, afin d'en faire
la tige même de la rose de telle sorte que la pierre précieuse apparait, après
la reprise, infiniment plus belle, plus magnifique qu'elle ne l'était
auparavant.»
« Je te rends grâce, Dieu de ma
vie, pour la merveille que je suis »…
Dieu nous a créé merveille, et ce joyau,
cette pierre précieuse, c’est chacun de nous, à l’aube de notre vie, et
spirituellement depuis notre Baptême. Et puis au fil des ans, ceux qui nous
ont élevé, éduqué étant par définition imparfaits, (puisqu’humains !), mais
aussi les évènements de la vie, nous ont un peu… ou beaucoup rayé, voire rendu
complètement opaques.
Fragile ? et alors ! A part
l’oiseau rare parmi nous qui aurait été élevé par des parents parfaits, des
éducateurs parfaits, nous supposons bien tous, que nous avons des zones de fragilité !
Les connaître, c’est déjà les
réduire : Salomon dans le 1er livre des Rois expose sa fragilité : « je ne sais
pas agir en chef », plutôt que des désirs de puissance et de richesse
(« je veux de l’or, du bétail, des femmes… euh pardon, des enfants…) Pour
cela, Dieu peut l’exaucer, en lui donnant un cœur sage… et aussi ce qu’il n’a
pas demandé : la richesse, le pouvoir !
Dans notre monde idylliquement parfait,
relifté, botoxé au photoshop, optimisé, (où à la télé, « le maillon
faible » est l’émission où on « élimine » comme sur le plan
économique, on fait pudiquement des « gains
de productivité ») Bref, dans ce monde parfait, est-il raisonnable de
reconnaitre des fragilités, donc des faiblesses, au risque de se faire
enfoncer, avec mise en boite de 1ère sur les réseaux sociaux, ou
bien est-il préférable de se blinder, pour ne pas « être vulnérable »
à la critique, au risque de devenir insensible ?C’est ce que nous verrons
dans Le WE 2.
Mais un cœur aussi fermé soit-il par une
muraille protectrice, reste accessible à
l’amour, s’il y a la confiance: c’est le sens de la parabole du fils
prodigue et du sacrement de la
miséricorde, où Dieu nous rejoint justement dans nos fragilités, nos manques
d’amour.
Dans ce monde scolaire, économique,
professionnel, sociétal en constant changement, où la compétition prend le pas sur la solidarité,
où les migrations climatiques et économiques ajoutent encore à la précarité du
tissu social, ces fragilités peuvent-elles nous aider à devenir
meilleurs ? c’est la question à laquelle nous essaierons de répondre…
Le WE 3
va élargir le débat : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des
loups » : Non seulement on est fragile, mais en plus, nous sommes
envoyés dans un monde lui aussi fragile,
pour ne pas dire malade, dévoyé, perverti… Heureusement que l’an dernier, le
thème était l’espérance : ça compense un peu, et ça aide !!!
Mais parce que nous aurons vécu les WE 1
et 2, nous aurons un peu la marche à suivre pour ne pas baisser les bras,
subir, et se faire manger par les loups ! mais au contraire agir, agiter,
secouer : en un mot comme disait
Stéphane Hessel : pour s’indigner de façon constructive,
pour faire avancer les choses, et bouger le monde économique, politique, et
même ecclésial : . Ben Ali meurt en exil, Trump, on ne sait pas encore
comment il finira, et l’archevêque d’Australie, ex No 4 du Vatican prend 7 ans
de prison. C’est le sens du texte d’Amos 7,10 : « Ainsi parle
Yahvé : Israël sera déporté. ».
Le WE 4 nous ramènera à nos 1ères heures
de catéchisme, lorsque nous apprenions par cœur : « Dieu est
omniscient et tout puissant » mais après Auschwitz, force est de
constater que Dieu a aussi sa zone de fragilité. Donc oui : il se peut
bien que Dieu ait créé l’homme à son
image : en lui donnant un cœur aimant, entretenu par cet Esprit Saint,
circulation d’amour entre le Père et le Fils.
Mais l’Amour n’est tout puissant que s’il est reçu, accepté, sinon,
comme le Dieu de l’Apocalypse, il reste à la porte : du cœur des SS de l’époque, ou de façon plus
actuelle, à celle de notre cœur, jusqu’à
ce que nous lui ouvrions et le laissions agir…
Et quand on lui ouvre la porte, jusqu’où
est-il puissant? Jusqu’au bout, par delà la mort, nous répond Jésus au Golgotha
(c’est le 2ème texte proposé), là où l’Amour se révèle total,
jusqu’au don de la vie : épisode revécu tant de fois au quotidien, par
toute mère faisant un rempart de son corps pour sauver son enfant des
snipers, dans les rues de Sarajevo ou
d’ailleurs, par Maximilien Kolbe, prenant la place d’un père de famille choisi
en représailles pour être exécuté, justement à Auschwitz ou par d’innombrables saints
méconnus à Fukushima ou Tchernobyl, morts en ambiance confinée pour que
d’autres vivent.
Nous avons intitulé le WE 5 :
« Entre ma fragilité et Sa force : ma prière, Son amour », en
prolongement des we précédants : Comment, par nos temps de prière, la
force de son amour vient pallier à notre difficulté à aimer : à cause de
nos fragilités, le Bon Dieu sait où nous toucher, comment nous aider :
« Invoqué par le pauvre, Dieu écoute » nous dit le Psaume 22. Auquel
fait écho la parabole de la visite de Marie Madeleine chez le publicain
Simon : M.Madeleine connait ses fragilités, elle dont l’arrivée
s’accompagne du regard réprobateur des pharisiens présents chez Simon, tous des
hommes si respectueux de la loi. Sa prière, c’est avec son corps qu’elle
l’exprime, essuyant de ses cheveux les pieds de Jésus mouillés de ses larmes de
contrition, mêlés à un parfum de prix…Jésus reçoit son geste et ses
remords : « Parce qu’elle a montré beaucoup d’amour, ses péchés lui sont pardonnés »
Ce regard de l’Amour sur nos fragilités,
qui reconstruit en plus beau, autour de ces faiblesses acceptées, n’est-ce pas
celui du ciseleur de pierres précieuses de notre conte ?
A l’opposé de la joaillerie, après Marie Madeleine, terminons sur la même note, avec Victor Hugo (ça nous
changera de St Paul !!!!!) , qui nous parle de boue et de fange, mais avec
tant d’espérance et de confiance !
Oh ! n'insultez jamais une femme qui tombe !
Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe !
Qui sait combien de jours sa faim a combattu !
Quand le vent du malheur ébranlait leur vertu,
Qui de nous n'a pas vu de ces femmes brisées
S'y cramponner longtemps de leurs mains épuisées !
Comme au bout d'une branche on voit étinceler
Une goutte de pluie où le ciel vient briller,
Qu'on secoue avec l'arbre et qui tremble et qui lutte,
Perle avant de tomber et fange après sa chute !
La faute en est à nous ; à toi, riche ! à ton or !
Cette fange d'ailleurs contient l'eau pure encor.
Pour que la goutte d'eau sorte de la poussière,
Et redevienne perle en sa splendeur première,
Il suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour,
D'un rayon de soleil ou d'un rayon d'amour !
Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe !
Qui sait combien de jours sa faim a combattu !
Quand le vent du malheur ébranlait leur vertu,
Qui de nous n'a pas vu de ces femmes brisées
S'y cramponner longtemps de leurs mains épuisées !
Comme au bout d'une branche on voit étinceler
Une goutte de pluie où le ciel vient briller,
Qu'on secoue avec l'arbre et qui tremble et qui lutte,
Perle avant de tomber et fange après sa chute !
La faute en est à nous ; à toi, riche ! à ton or !
Cette fange d'ailleurs contient l'eau pure encor.
Pour que la goutte d'eau sorte de la poussière,
Et redevienne perle en sa splendeur première,
Il suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour,
D'un rayon de soleil ou d'un rayon d'amour !
lundi 30 septembre 2019
jeudi 6 juin 2019
Week End du 1er & 2 juin 2019 FOI, Esperance, Charité
Week End du 1er & 2 juin 2019
FOI, Esperance, Charité :
Une pour toutes, toutes pour une, et la plus grande de
toutes c’est l’Amour.
Bilan de notre année (Le mot de Jean bernard)
Samedi 1er Juin 2019
PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS (Chapitre 12 (26)-Chapitre 13 (13))
Chapitre 12
26 Si un seul membre souffre,
tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur,
tous partagent sa joie.
27 Or, vous êtes corps du
Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.
28 Parmi ceux que Dieu a placés
ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des
prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a
les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don
de parler diverses langues mystérieuses.
29 Tout le monde évidemment
n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé
d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles,
30 à guérir, à dire des paroles
mystérieuses, ou à les interpréter.
31 Recherchez donc avec ardeur
les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par
excellence.
Chapitre 13
01 J’aurais beau parler toutes
les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque
l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
02 J’aurais beau être prophète,
avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais
beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque
l’amour, je ne suis rien.
03 J’aurais beau distribuer
toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque
l’amour, cela ne me sert à rien.
04 L’amour prend
patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne
se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
05 il ne fait rien
d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte
pas ; il n’entretient pas de rancune ;
06 il ne se réjouit pas de ce
qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
07 il supporte tout, il fait
confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
08 L’amour ne passera jamais.
Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance
actuelle sera dépassée.
09 En effet, notre connaissance
est partielle, nos prophéties sont partielles.
10 Quand viendra l’achèvement,
ce qui est partiel sera dépassé.
11 Quand j’étais petit enfant,
je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un
enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à
l’enfant.
12 Nous voyons actuellement de
manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à
face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je
connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.
13 Ce qui demeure aujourd’hui,
c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois,
c’est la charité.
I.
Lire
le texte à haute voix.
Analyser
la structure du texte, proposer un plan
Identifier
les personnages, les lieux, les déplacements, les temps
Relever
les omissions, les répétitions, les incohérences…
II.
Peut-on
aimer sans la foi et l’espérance ? Quels indices nous donne le
texte ?
III.
Quel "chemin par excellence" nous montre Paul ?
IV.
L’espérance
a-t-elle encore une place aujourd’hui ?
En fin de réflexion, chacun prend
quelques minutes pour écrire une intention de prière pour la messe du lendemain
(sur un post-it) .
·
Nos espérances : Quelles sont nos
espérances ?
·
Notre foi : En quoi avons-nous foi ?
·
Amour et Charité : Par quelle action
manifestez-vous l’amour et la charité ?
Dimanche 2 Juin 2019
Notre
intervenant JM Ploux
Jean-Marie Ploux est prêtre de la Mission de
France.
Il est entré au séminaire de la Mission de France, à 25 ans et a
été ordonné au terme de 7 ans d'études, en 1969., , pour porter la parole au
plus près du monde du travail, et de ceux qui se sont éloignés de l'Eglise
Il passe
quatre années dans l'Algérie nouvellement indépendante puis après des études
d'arabe et d'islamologie à Rome, cinq autres en Egypte. A son retour, il est
nommé vicaire général de la Mission de France et en dirige le séminaire. Son
mandat achevé, il s'installe à Marseille, ville multiconfessionnelle où il peut
réfléchir au dialogue interreligieux puis en Dordogne, à Bergerac, où il prend
part aux activités paroissiales, enseigne et écrit.
Doué d'un
grand sens de la pédagogie, il s'efforce à travers ses livres, de répondre aux
interrogations de chacun de façon claire : ainsi
Le
christianisme a-t-il fait son temps ?, en 1999
Lettre à
Sébastien ou Dieu
n'est pas ce que vous croyez, livre dans lequel il explique qu'un Dieu digne de
l'homme est un Dieu qui l'aide à devenir plus humain. Il a aussi écrit
plusieurs ouvrages de spiritualité, Quarante et quelques pas dans le désert et
rassemblé le plus significatif du pape Jean-Paul II, Jean Paul II. Textes
essentiels.
Pour ceux qui en ont entendu parlé, sachez que
Jean Marie a été l’initiateur et le
concepteur du Parcours Fondamental dans lequel il intervenait jusqu’à présent .
Ce parcours commence par revisiter les fondements de notre Eglise depuis les
racines de la foi chrétienne jusqu’à la sécularisation de nos sociétés
Son livre
Une autre histoire de la pensée
chrétiennne en occident paru en 2014
illustre les quatre premières étapes de ce parcours . Nous avons rencontré JM
au cours de la deuxième année, et il nous a introduit différents thèmes tels
·
Nietzsche
et la mort de Dieu,
·
La
souffrance, obstacle sur un chemin vers Dieu ?
·
Vivre en
chrétien aujourd’hui :Comment croire et vivre en chrétien dans une société autonome et
alique ?
Les prochain a suivre ce parcours n’aurons pas
notre chance, car je crois qu’aujourd’hui JM à officiellement passé la main
En rédigeant cette présentation, j’ai
découvert une facette de JM que je ne connaissait pas : J M est peintre et
a exposé ses ouvres à plusieurs reprises. Certaines sont visibles sur internet…
Lettres à Sébastien. Un jeune peut-il encore croire en Dieu
aujourd'hui ?
20
septembre 2000 de Jean-Marie Ploux
Le dialogue change-t-il la foi ?
10
février 2004 de Jean-Marie Ploux
6 septembre 2007 de Jean-Marie Ploux
Dieu n'est pas ce que
vous croyez !
Dieu et le malheur du
monde
Quarante et quelques
pas au désert : méditations pour chaque jour du carême et pour un temps de
ressourcement spirituel
Agir et résister en
chrétiens : au nom de quoi ?
Une autre histoire de
la pensée chrétienne en Occident
voilà un lien pour écouter
ou télécharger l'intervention de Jean-Marie Ploux au cours de ce dernier
week-end "Pourraque"de l'année.
Textes
proposés par J.M. Ploux
Karl Marx, Critique de la
philosophie du droit de Hegel, 1843
Le fondement de la critique irréligieuse est :
c'est l'homme qui fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme.
Certes, la religion est la conscience de soi et le
sentiment de soi qu'a l'homme qui ne s'est pas encore trouvé lui-même, ou bien
s'est déjà reperdu. Mais l'homme, ce n'est pas un être abstrait blotti quelque
part hors du monde. L'homme, c'est le monde de l'homme, l'État, la société. Cet
État, cette société produisent la religion, conscience inversée du monde, parce
qu'ils sont eux-mêmes un monde à l'envers. La religion est la théorie générale
de ce monde, sa somme encyclopédique, sa logique sous forme populaire, son
point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son
complément solennel, sa consolation et sa justification universelles. Elle est
la réalisation fantastique de l'être humain, parce que l'être humain ne possède
pas de vraie réalité. Lutter contre la religion c'est donc indirectement lutter
contre ce monde-là, dont la religion est l'arôme spirituel.
La détresse religieuse est, pour une part,
l'expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre
la détresse réelle. La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme
d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où
l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple. L'abolition de la religion en
tant que bonheur illusoire du peuple est l'exigence que formule son bonheur
réel. Exiger qu'il renonce aux illusions sur sa situation c'est exiger qu'il
renonce à une situation qui a besoin d'illusions. La critique de la religion
est donc en germe la critique de cette vallée de larmes dont la religion est
l'auréole.
Traduction de M. Simon-Aubier, 1971.
Traduction de M. Simon-Aubier, 1971.
Vatican
II - Préambule de la Constitution : l’Eglise dans le monde ce temps, en
latin Gaudium et spes : joie et
espérance !
1. Étroite
solidarité de l’Église avec l’ensemble de la famille humaine
Les joies et
les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des
pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les
espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est
rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Leur communauté, en
effet, s’édifie avec des hommes, rassemblés dans le Christ, conduits par
l’Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d’un
message de salut qu’il faut proposer à tous. La communauté des chrétiens se
reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son
histoire.
C. Geffré
Le christianisme comme religion de l’Evangile, Cerf, 2012
« Si l'on va jusqu'au bout d'une
approche chrétienne de Dieu, il ne faut pas seulement dire que loin d'être un Seigneur tout-puissant, jaloux et justicier, Il est l'ami des hommes; il
ne suffit pas non plus de dire que
face au destin aveugle de toute existence
humaine, Il surgit comme une « grâce » imprévue. Il faut dire encore qu'il est le Dieu caché qui manifeste son
amour dans la croix du Christ.
C'est le mérite de la théologie chrétienne de la fin
du xxème siècle d'avoir redécouvert l'importance du thème biblique du Dieu
caché. Avec un instinct très sûr, Luther avait compris
que, dans notre monde déchu, Dieu ne se manifeste pas à partir de la gloire
du monde, mais à partir de ce qui est justement le contraire d'une gloire
mondaine, à savoir la souffrance et la mort. Et dans sa theologica crucis (théologie de
la Croix), le Dieu caché qui se manifeste sous ses contraires
est identifié au Dieu crucifié. Le Deus nudus, le Dieu totalement
dévoilé dans sa gloire, est inaccessible à l'homme pécheur. Alors, il révèle
la vie par la mort, la sagesse par la folie, la force par une faiblesse
humiliante et il sauve en accordant la justice aux injustes. Nous n'avons pas fini d'exploiter la richesse d'une telle
intuition. Mais alors que nous sommes
affrontés à un monde sous le signe d'un
excès de violence, nous ne devons pas la comprendre dans un sens uniquement personnaliste et
existentiel. Nous devons traduire
cette lucidité théologique en termes historiques et politiques.
Nous sommes décontenancés par le silence, l'absence et même
l'impuissance de Dieu face à la violence de l'histoire. La seule
réponse à nos questions, il faut la chercher dans l'obscure
Parole de Dieu révélée dans la croix du Christ. Comme je l'ai suggéré plusieurs
fois, nous sommes invités à dépasser les apories d'une théodicée trop
sûre d'elle-même qui ne parvient pas à surmonter l'opposition entre la
toute-puissance apathique de Dieu et sa vulnérabilité manifestée
dans la mort sur la croix. Je le répète, et c'est une question qui va loin pour l'avenir du dialogue
entre les trois monothéismes : la véritable transcendance de Dieu n'est pas celle de l'Être absolu du théisme
métaphysique mais celle de l'Amour.
(p. 169-170)
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