lundi 5 février 2018

CDI ou CDD ?
9-10 décembre 2017

Au fil des we, le  plaisir de se retrouver reste proportionnel, à chaque fois, au manque de ceux qui sont absents…
Dans ce 2ème we, nous avançons un peu sur le thème de la famille…  thème que nous avons mis  en résonance avec ceux des années précédentes :
Le 1er WE  a fait écho au thème du chemin : nous avons revu de quelle famille nous venions, faisant mémoire de notre arbre généalogique, et de tous ceux qui nous ont précédé, sur le plan humain, et de l’arbre de Jessé, concernant notre filiation divine, métaphysique.
Nous avons perçu le poids de la famille dont nous sommes issus, par ses traditions, sa culture, sa religion, ses rapports entre les différents membres, leur place respective. Le poids de ce qu’ont fait ceux qui nous ont précédé, le dit et le non dit. 
Avec Isaac et Rebecca, qui déjà annonçaient Mars et Vénus, nous avons vécu leur 1ère rencontre :  au sein de ce couple naissant, Isaac, apprès avoir médité, lève les yeux, et voit des chameaux arriver. Rébecca, elle, lève les yeux et avec beaucoup de clairvoyance, voit  Isaac qu’elle perçoit déjà comme l’homme de sa vie….
Ce 2ème WE reprendra l’analogie et le langage plus  technique du thème du  travail : comment transformer un OUI immédiat de speed, voire même de  « slow dating » , en un OUI sans cesse renouvelé de CDI, même si certains ont tendance à prolonger la période d’essai !!!

Alors pour introduire ce we, je vais faire vraiment simple, et reprendre mon intro de septembre, car je n’ai rien vu de plus important à vous dire. Je cite :
Pour qu’il y ait du couple, dans un moteur, tous les mécano vous le diront, il faut de la dynamique, et pour qu’il aille loin, du diésel le plus basique jusqu’à la dernière Ferrari, c’est  l’entretien, le soin qu’on va prendre, qui fera la différence : « Tu es responsable de ta rose, dit le renard au petit prince »…
J’aime bien les mots « rose » et « Petit prince », mais le mot important, là, c’est « entretien » : avec son carnet d’entretien à tamponner à chaque étape : noce de coton, papier, cristal, rubis, vermeil…
Ø  Avec les années, la venue des enfants, les tétées nocturnes, les dents, réunions de parents d’élèves, accompagnements,  gestion de carrière, reconversion professionnelle, les petits instants volés , les RDV amoureux se font plus rares, plus difficiles à programmer.

Ø  La fatigue transforme des petits soucis en conflits parfois récurrents, pas toujours faciles à résoudre, encore moins à oublier (et, oserai-je le mot, à pardonner).

Ø  La famille de Mme et Mr est omniprésente, au moins au téléphone (« c’est ma mère, j’peux quand même pas lui raccrocher au nez ! »), ou au contraire trop distante (« quelle galère pour avoir un jour de libre sans gamin ! si au moins ta mère travaillait ne serait-ce qu’à mi-temps ! »).

Ø  Cendrillon pour ses 20 ans, est la plus jolie des enfants…mais elle s’y emploie, pour ses 30 ans, à le garder, son Prince Charmant qui,  même s’il n’est pas parti avec la Belle au Bois Dormant, a parfois du mal à retrouver le cœur de sa Belle.

Ø  Comment exprimer mon amour dans le langage de l’autre ? Paroles, gestes, cadeaux, temps donné ? Toutes choses que nous évoquerons ce soir à la veillée avec Chagall, ou quelque poète italien.
Les textes que nous aborderons ce we nous serons présentés par Bruno, et heureusement, car l’équipe n’a reculé devant aucun challenge : Parmi les textes de St Paul, la facilité eut été de vous proposer l’hymne à l’Amour… Et bien pas du tout… Le texte proposé , beaucoup plus stimulant et sujet à discussion, parle de mission… et de soumission, à transposer dans le monde d’aujourd’hui.

Le texte de demain nous fera vivre la nuit de noce de Tobie et Sara. Etonnante, interpellante, et pour nous, édifiante ! (je ne vous dit que ça).
Puis, comme les autres we, nous présenterons dans l’eucharistie cet amour sous toutes ses formes : conjugal, filial, parental, fraternel,  bref tout simplement humain,  sous le regard de l’amour qui à la fois nous dépasse et nous sert de modèle, comme cela nous sera exprimé par le texte du pape François de « Laetitia Amoris ».


l’Abécédaire, B-A BA du COUPLE CDD-CDI
Il y a quelques semaines, au moins l’un de chacun de vous a pensé en voyant la plaquette : « tiens,  un we  couple ? » On a déjà dit tant de bêtises sur le couple, style : «Faites l’ Amour,  pas la guerre, ou si vous voulez faire les 2, mariez-vous ! » (Un peu mou, le A, j’en vois qui se sont laissés surprendre…). On refait un essai avec la même. Bon, en fait, un  Amour, quel que soit son âge, il ne demande qu’à grandir ! : Après des années de passion, l’habitude, la routine, la poussière,  ont pu mettre un  Bmol  à la fougue et l’enthousiasme des premiers temps : C le moment de raviver la flamme, faire une halte dans le « bureau-boulot-marmot » quotidien. En amour comme en cuisine, selon le temps dont on dispose, (et la fatigue), y’a les soirées gastronomiques, avec diner aux chandelles, musique, et compositions culinaires dignes des plus grands chefs, et puis y’a les soirées quick, mais c’est  D cidé, quelque soit le temps disponible, il y aura des temps couple sur l’agenda !  
 Bien sûr, on aspire tous à être toujours plus E-reux en couple, mais quand un conflit s’annonce, que faire ? : Jusqu’alors, votre bestiaire conjugal était déjà bien fourni (mon poussin, ma caille, ma tourterelle, ma gazelle, auxquels faisait écho mon canard, mon gros nounours) et bien pensez au  hérisson et au rhinocéros : le hérisson, menacé, « se met en boule », et sort les épines : en colère,  il boude, et le rhinocéros dans le même état, fonce dans le tas sans prévenir!  E t vous, êtes vous plutôt hérisson ou rhinocéros ?  
Heureusement, souvent après vient le pardon qui peut Ffacer, oui, effacer complètement sans laisser de trace, une parole, un geste, et restaurer une harmonie altérée.
 
Parler du pardon, c’est quand même  gonflé, même à la Pourraque ! Heureusement qu’il y a le mode d’emploi :  grâce au langage de l’Amour , alors c’est quoi, le langage de l’amour ? eh bien il y a :
1) les paroles valorisantes, qui réconfortent et rassurent, et donnent à l’autre confiance en soi. 
2) le temps donné,  passé ensemble.
3) les G stes tendres, gratuits, juste pour entretenir l’amitié,
4) les petits cadeaux, pas forcément des cadeaux H tés, mais surtout  faits et présentés avec amour, et
5) les services rendus (hors comptabilité : quand on aime, on ne compte pas !) .

I l existe bien sûr de nombreux filtres, à ce langage de l’amour (comme en  politique, d’ailleurs!) qui nous empêchent de bien écouter, et d’entendre notre conjoint  : des filtres comme les préjugés, le contexte  (là, je vous dirai juste 1 mot : « Belle-mère »), l’environement (« Parle, mon amour, je t’écoute », dit-il en remettant ses écouteurs, et en tournant la page de son journal) les conditions matérielles de fatigue, d’horaire, le manque d’intérêt, MAIS le meilleur filtre pour le couple, ce sera toujours la confiance…un véritable «  philtre d’amour » !

Essayer de vivre l’amour le mieux qu’on peut à 2 en couple, penser que autour de nous, ça peut faire boule de neige et changer le monde, ça, J crois ! même dans les K les + désespérés. Vous aussi, vous y croyez, j’en  suis sûr.

Au fil de nos WE, notamment sur le chemin, et dernièrement sur la famille, , nous nous sommes déchargés de certaines choses, parfois difficiles,  qui nous pesaient, et peu à peu, nous avons senti notre cœur s’alléger, notre amour décoller sur les 4  L que sont:  la générosité, l’accueil,   responsabilité/engagement, et bonne humeur…  sur la petite musique intérieure de notre cœur,  ce moteur (lorsqu’il a du couple) peut être fougueux, mais est souvent doux et nous murmure, à chaque instant avec notre chéri(e), à chaque rencontre : M,M,M,M ,M,M, ( et oui, il n’y a qu’à aimer) cette douce mécanique de notre cœur, efficace contre la morosité, l’agressivité ou la N ambiantes.
C’est à cette O de vie qu’ont été ou seront abreuvés je l’espère, tous nos enfants, éducation qui  leur donnera-je l’espère aussi- le désir de construire une famille à leur tour : « quand on vit dans la P, on a envie de la partager… »
Une autre chose que nous apprends la saison de la floraison du couple (c’est la plus fatigante, vous aviez remarqué) c’est le  « temps couple » : Quand la fatigue s’installe, que les ac-Q sont au plus bas, bref, qu’un besoin de grand R se fait sentir, rien ne vaut un petit « we » exclusif : Plutôt que de «  mener l’autre en bateau », proposons lui un « embarquement pour Cythère » !
Actuellement, les mariés ou même les couples stables sont  une S pèce bien bizarre, bientôt sur la liste des espèces protégées  ! Pour ceux qui sont fâchés avec les maths, et croient comme nous, que 1000 ans sont comme 1 jour, finalement, par rapport à un début d’éterni T, quelques années  en a pesenteur, c’est tout relatif (comme disait Einstein !) .

Physiquement (Bien sur, je me place sur un plan purement médical), physiquement, les corps s’attirent proportionnellement à leur charge (et  je ne parle pas de charge émotionnelle,), c’est ce que les littéraires appellent des atomes crochus ! en langage couple,  c’est le  respect de l’autre, même s’il est « électron libre » ; ça aut largement une U nion  libre : c’est plus solide, et ça fait moins mal à la formule atomique !!! 
Et maintenant, comme à la fin de chaque we, chacun de nos couples va appareiller,  chacun dans sa direction,  Il ne nous reste qu’ à  larguer les amarres et à le V  l’ancre dans la direction où nous poussera le vent .
 
Certes, l’Amour est paradoxal, comme nous l’avons vécu chacun depuis toutes ces années, et constaté à chaque fois : La moindre offense peut le blesser profondément, mais il pardonne les pires fautes.
Il est si précieux, inestimable, qu’il n’a pas de prix : nul ne peut l’acheter ;  et pourtant, il est totalement gratuit :  voilà des W rités qui sonnent comme autant de challenges, à l’échelle d’une vie à 2, mais challenge  pas plus fous que celui de se promettre un jour… amour … et fidélité… tout au long de notre vie ? C’est quoi le bonheur ? 
Pour nous aider à répondre à cette question, j’évoquerai juste des X et des Y : le plus souvent ceux que nous avons transmis, (ou que nous transmettrons), parfois ceux que nous avons adoptés, mais toujours : ceux que nous avons aimé, ceux qui ont rempli notre vie de couple  et alimenté notre bonheur …de A à Z





VEILLEE  POURRAQUE. 1 COUPLE, ÇA SE CONSTRUIT(de CCD à CDI).
Pour cette veillée, on avait imaginé inviter des super-couples, bien sous tous rapports, des VIP de la relation conjugale…  Non seulement on en a pas trouvé… mais en plus, on s’est aperçu en cherchant bien, que ça n’existait pas…ou plutôt qu’il y en avait une infinité, mais qu’ils ne le savaient pas…   Parce qu’en fait, on a trouvé des qui ne se fâchaient jamais (bon, on a beaucoup cherché !) , d’autres qui se disputaient tout le temps mais 15 ans après, étaient toujours ensemble, des qui ne voulaient pas d’enfants, des qui en auraient voulu, mais n’en avaient jamais eu , bref, on a trouvé autant de couples stars…que de couples tout court. Le seul point commun entre tous, c’est leur désir de vouloir continuer à vivre malgré tout ensemble, (non, ça n’est pas une erreur : c’est bien un « désir de vouloir » continuer…) jour après jour, quoiqu’il arrive, mais ce désir leur avait fait poser leurs bagages, pour réfléchir à ce qu’ils vivaient. Tout simplement : pour approfondir, enrichir leur amour.
Et bien on les a invités tous, et ils vont répondre aux questions qu’on va leur poser.
A l’issue de cet entretien virtuel mais o combien réel, si les jeunes le désirent, ils pourront aussi poser leurs questions à tous les couples VIP présents ici.

1)     Un enfant, on sait comment ça grandit : Certains s’imaginent qu’il suffit de laisser pousser… Mais un couple, en vrai, comment ça grandit ?

Donc prendre du temps à 2, ça peut être intéressant…

2)     Mais à 2, parfois, on est bien différents. C’est pas gênant, quelquefois ? 

3)     Et ces différences, ça agace pas un peu, quelquefois ? 
 
4)     On nous parle toujours du langage de l’amour, mais chacun est différent, on l’a vu, et tout le monde n’a pas la même langue. Alors étudier tout ça à 2, en se posant, c’est pas trop « prise de tête » ?
5)     Bon vous, votre trip, c’est alpha couples, on a bien compris :  il faudrait être aveugle pour pas le voir, mais d’une façon générale, prendre un peu de temps pour son couple, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? 
6)     Et les pro de la vie à 2, ils en disent quoi ?  
Et à quoi on voit qu’il y a du mou dans la relation ? 
7)     On a perçu qu’il est important de prendre du temps à 2, pour parler, Mais l’écoute, n’est-ce qu’un problème de parole ?
8)     C’est quand même pas naturel pour tout le monde de se dire, d’exprimer ses sentiments ? mais comment  écouter vraiment l’autre ?
Pour ne pas plomber la veillée, on va stopper là ce questionnaire en règle, quitte à ce que nos jeunes nous posent leurs questions, auxquelles nous essaierons  de répondre

Témoignage de pape François à la messe du 2e WE Pourraque
D’après l’Exhortation Apostolique AMORIS LAETITIA
Vous dites : «Nous ne pourrions pas encourager un chemin de fidélité et de don réciproque si nous ne stimulions pas la croissance, la consolidation et l’approfondissement de l’amour conjugal et familiale » [CH 4 89.]. …….. Alors comment stimuler tout ça ?
« Dans ce qu’on appelle l’hymne à la charité écrit par Saint Paul, nous trouvons certaines caractéristiques de l’amour véritable » [CH 4 90.]

D’accord, pouvez-vous faire l’exercice de nous fournir quelques clés en cet égard ? Proposez nous des exemples concrets…
«  La patience. ….La traduction n’est pas simplement « qui supporte tout ». Le sens provient de la traduction grecque de l’AT, où il est dit que Dieu est « lent à la colère » (Ex 34,6 ; Nb 14,18) » [CH 4 91]
«L’Attitude de servir. … Elle montre que l’amour bénéficie aux autres et les promeut » [CH 4 92.]
« L’amour n’envie pas. … L’amour nous porte à un sentiment de valorisation de chaque être humain, en reconnaissant son droit au bonheur » [CH 4 95.]
D’accord. Nous devrions pouvoir s’inspirer de couples exemplaires qui nous aident à interpréter tout ça…Est-ce que c’est une bonne démarche ?
….« Sans faire étalage ni fanfaronner…. qu’on ne se grandit pas devant les autres ; …. Qu’en réalité, ce qui nous grandit, c’est l’amour qui comprend, protège, sert de rempart au faible, qui nous rend grands. » [CH 4 97.]

Compris !... Est-ce que vous pouvez nous donner quelques autres exemples ?
« L’Amabilité. Chaque jour « entrer dans la vie de l’autre, même quand il fait partie de notre vie, demande la délicatesse d’une attitude qui n’est pas envahissante, qui renouvelle la confiance et le respect…L’amour plus il est intime et profond, exige encore davantage le respect de la liberté, et la capacité d’attendre que l’autre ouvre la porte de son cœur » ». [CH 4 99.]
 « Le Détachement….Cet hymne à l’amour affirme que l’amour « ne cherche pas son intérêt »… [CH 4 101.]
C’est entendu, mais vous ne nous aidez pas dans les circonstances plus délicates… lorsque dans le couple le conjoint nous agasse vraiment…s’arrive ! Comment s’y prendre ?

« Sans violence intérieure. …. L’indignation  est saine lorsqu’elle nous porte à réagir devant une grave injustice, mais elle est nuisible quand elle tend à imprégner toutes nos attitudes devant les autres ». [CH 4 103.]
(Par) «  Le pardon. … mais pour pouvoir pardonner, il nous faut passer par l’expérience libératrice de nous comprendre et de nous pardonner nous-mêmes. » [CH 4 107.]

Et que faire lorsque les autres s’y mêlent…les enfants par exemple ?
(Toujours) « Se réjouir avec les autres. …. Comme l’a dit jésus : « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35). La famille doit toujours être un lieu où celui qui obtient quelque chose de bon dans la vie, sait qu’on la fêtera avec lui. ». [CH 4 110.]
Cela est facile… quand tout va bien….Mais, quand ça ne va pas… et même quand ne ça va pas DU TOUT ?
« L’amour excuse tout….[CH 4 111.]
« L’amour fait confiance. …. Cette confiance permet une relation de liberté….liberté qui rend possibles des espaces d’autonomie, d’ouverture au monde et de nouvelles expériences, permet que la relation s’enrichisse. » [CH 4 114.]
« L’amour espère…. Cela désigne l’espérance de celui qui sait que l’autre peut changer. Il espère toujours qu’une maturation est possible,…que les potentialités les plus cachées de son être germent un jour. » [CH 4 116.]
« L’amour support tout…. C’est l’amour en dépit de tout, même quand tout le contexte invite à autre chose. » [CH 4 118.]

La liste est complète :…. Ainsi est mis en évidence, avec force, le dynamisme propre à la contre-culture de l’amour, capable de faire face à tout ce qui peut le menacer ». [CH 4 111.]
C’est comme un miracle….
«  En effet, cet amour fort, répandu par l’Esprit Saint, est un reflet de l’Alliance inébranlable entre le Christ et l’humanité qui culmine dans le don total, sur la croix… » [CH4 – 120]
« Le mariage est icone de l’amour de Dieu pour nous. En effet, Dieu lui aussi est communion : les trois personnes du Père, du Fils et du Saint Esprit vivent depuis toujours et pour toujours en unité parfaite. Et c’est précisément ça le mystère du mariage : Dieu fait des deux époux une seule existence » [CH4 – 121]
Je doute qu’un tel engagement dans le couple que vous apparentez à la forme la plus élevée de la relation pour les croyants, l’amour qui nous unis à Dieu, puisse être une affaire pour tous… C’est trop demander à des pauvres hommes et des pauvres femmes ordinaires… Cet engagement ne serait-il plutôt destiné à quelques-uns seulement ? Notamment, ceux qui « sont fait pour »  comme on dit souvent pour la vocation au sacerdoce ? Sauf si… Vous il n’y avait pas là aussi des astuces « sacrées » à respecter….

« Se marier par amour… « Choisir le mariage  exprime la décision réelle et effective de faire converger deux chemins, quoi qu’il arrive et face à n’importe quel défi ». [CH4 – 132.]
Je conçois que souvent c’est l’inverse qui se produit…on choisit de souscrire un mariage car c’est pratique que de porter un même nom dans la société, ou alors, pour des questions de survie en cas de séparation, ou d’héritages…On a plutôt tendance à mettre « L’amour qui se manifeste et qui grandit…… de coté

Les gestes qui expriment cet amour doivent être cultivés constamment,… accompagnés par des paroles d’affection. En famille « il est nécessaire d’utiliser trois mots…. « S’il-te-plait », « merci », « excuse-moi ». [CH4 – 133]
(Puis), «  Le dialogue….. Beaucoup de discussions dans le couple ne portent pas sur des questions très graves. Parfois il s’agit de petites choses, de peu d’importance, mais ce qui altère les esprits, c’est la manière de les dire ou l’attitude adoptée dans le dialogue »… [CH4 – 138]

Pour finir un aparté sur « L’amour passionnel, le monde des émotions ». Qu’en dites-vous ?
« ….Expérimenter une émotion n’est pas une chose bonne ou mauvaise en soi….Croire que nous sommes bons seulement parce que « nous sentons des choses » est une terrible erreur ».. [CH4 – 145]
Et sur  La dimension érotique de l’amour ? « …… Etant une passion sublimée par un amour qui admire la dignité de l’autre, (la dimension érotique) conduit à être « une plaine et authentique affirmation de l’amour » qui nous montre de quelle merveille est capable le cœur humain… » [CH4 – 152]

Ceci nous amène directe à la question de la séduction… Comment y palier lorsque, avec l’âge, le corps perd de son attractivité ?
 «  Dans l’histoire d’un mariage, l’apparence physique change, mais ce n’est pas une raison pour que l’attraction amoureuse s’affaiblisse. On tombe amoureux d’une personne complète avec son identité propre, non pas seulement d’un corps, bien que ce corps, au-delà de l’usure du temps, ne cesse jamais d’exprimer de quelque manière cette identité personnelle qui a séduit le cœur. Quand les autres ne peuvent plus reconnaitre la beauté de cette identité, le conjoint amoureux demeure capable de la percevoir par l’instant de l’amour, et l’affection ne disparait pas. » [CH4 – 164]

Et pour finir, on lit parfois dans la Bible des textes qui laissent sous-entendre qu’il n’ y a que l’homme dans couple qui gère tout…Cela peut étaler bien des zones d’ombre sur la sexualité,  qui vont jusqu’à la « Violence et la manipulation par exemple
« Il est important d’être clair sur le rejet de toute forme de soumission sexuelle. Pour cela il faut éviter toute interprétation inappropriée du texte de la Lettre aux Ephésiens où il est demandé que « les femmes soient soumises à leurs maris » (Ep 5,22)…. En réalité, le texte biblique invite à dépasser l’individualisme commode pour vivre en se référant aux autres : «  Soyez soumis les uns les autres » (Ep 5,21)» … dans le mariage cette « soumission » réciproque acquiert un sens spécial et se comprend comme une appartenance réciproque librement choisie, avec un ensemble, de caractéristiques de fidélité, de respect et d’attentions. La sexualité est au service de cette amitié conjugale de manière inséparable, parce qu’elle est orientée à faire en sorte que l’autre vive en plénitude. » [CH4 – 156]

Tout compris…en fin… presque… parce que… Il existe des personnes qui ne se marient pas… L’église a tendance à lier ces cas à des aspects de sainteté et de virginité… mais je considère que cette vision est un peu restreinte… car il n y a pas que ces cas là….surtout à notre époque…
 «  Si d’après une certaine tradition théologique, on parle de l’état de perfection, on ne le fait pas en raison de la continence elle-même, mais à cause de l’ensemble de la vie fondée sur les conseils évangéliques…. Cette perfection est accessible et possible à tout homme ». [CH4 – 160]
D’accord… Pour autant c’est compliqué et cela ouvre d’autres débats…Mais je retiens, de ce que vous venez de dire, une chose que m’a beaucoup plu « Cette perfection est accessible et possible à tout homme »…Enfin je m’accorde de comprendre par-là, et avec votre bénédiction, « à tous hommes et à (toutes) femmes »  au moins… Les autres éventuelles formes d’amour  nous les débattrons dans d’autres entrevues… ou d’autres les débattrons, peut-être, un jour, dans une autre époque J
Merci

La Famille...
Quel plaisir de se retrouver tous au fil des ans…certains partent, d’autres arrivent… comme dans toute communauté vivante…Mais ceux qui partent savent qu’ils peuvent revenir n’importe quand…Leur place est toujours là, même quand ils n’y sont pas…C’est un peu comme une famille….
Et puis les autres, de se retrouver, on finit par mieux se connaitre, au fil des ans… et quand on se connait mieux, chacun nos défauts, nos travers, on s’estime mieux, on évite les sujets qui fâchent, ou alors, on les aborde , mais avec délicatesse, pour ne pas blesser, justement parce qu’on se connait… Ou alors, ça balance franco, mais c’est pour rigoler…C’est vrai, c’est un peu comme une famille…
Ca tombe bien, justement, le thème de cette année, c’est la famille… pourquoi la famille ? et pourquoi pas, puisqu’elle nous imprègne  tellement dès le début : On la fuit, on la hait, avec Chateaubriant, avec Rémi de « sans famille », on la cherche, comme la famille Adams ou les Simpson, on la subit, jeune, on aspire à la fonder, puis à la préserver comme un bien précieux, mais jamais elle ne laisse indifférent…  
Après le chemin de la vie, le travail, les femmes dans la bible et la liberté, nous verrons que finalement, chaque we pourrait être un reflet des thèmes des années précédentes ?                                              

Ce 1er WE  fera écho au thème du chemin : d’où venons-nous ?J’entends certains futés ajouter :  « de quel arbre descendons nous ? » (réponse : eh oui : de notre arbre généalogique !)  
La filiation est importante de tous temps : les arabes se définissent « Ben » ou  « Ibn » : « fils de », comme les juifs qui jugent utile pour Jésus, de remonter l’arbre de Jessé, depuis Abraham, sur 3X14, soit 42 générations.(si certains ont peur de ne pas s’endormir sans avoir les détails, c’est le début de l’évangile de St Matthieu)

Et nous, quel est notre arbre généalogique ? Cet arbre que nous n’avons pas choisi, mais qu’il nous faut accepter et faire nôtre, quelles que soient ses branches, belles et pleines de fruit des saints obscurs de nos familles, mais aussi celles un peu « pourries » des négriers du XVIIe siècle ayant participé au commerce triangulaire, ou plus récemment, celles des collabo ou rouages du marché noir de la dernière guerre… nul doute que ce qu’ont fait nos ancêtres nous concerne un peu. C’est ce que nous percevrons ce we, comme nous le présentera Hubert tout à l’heure.
Le 2ème WE parlera le langage technique du thème du  travail CDD ou CDI : C’est vrai, transformer un speed, voire même un slow dating en CDI, là, y’a du boulot ! même si certains ont tendance à prolonger la période d’essai !!! 
Pour qu’il y ait du couple, dans un moteur, tous les mécano vous le diront, il faut de la dynamique, et pour qu’il aille loin, du diésel le plus basique jusqu’à la dernière Ferrari, c’est  l’entretien, le soin qu’on va prendre, qui fera la différence : « Tu es responsable de ta rose, dit le renard au petit prince »…

Ø  Avec les années, la venue des enfants, les tétées nocturnes, les dents, réunions de parents d’élèves, accompagnements,  gestion de carrière, reconversion professionnelle, les petits instants volés , les RDV amoureux se font plus rares, plus difficiles à programmer.

Ø  La fatigue transforme des petits soucis en conflits parfois récurrents, pas toujours faciles à résoudre, encore moins à oublier (et, oserai-je le mot, à pardonner).

Ø  La famille de Mme et Mr est omniprésente, au moins au téléphone (« c’est ma mère, j’peux pas lui raccrocher au nez ! »), ou au contraire trop distante (« quelle galère pour avoir un jour le libre sans gamin ! si au moins ta mère travaillait ne serait-ce qu’à mi-temps ! »).

Ø  Cendrillon pour ses 20 ans, est la plus jolie des enfants…mais elle s’y emploie, pour ses 30 ans, à le garder, son Prince Charmant . Pour contre-balancer cette fable dont le machisme ne vous aura pas échappé, juste un dialogue entre secrétaires le matin au taf :  « Alors, ta soirée en amoureux avec ton homme hier ? Oui super : je suis rentré à la maison, il avait passé l’aspirateur, préparé le repas (et même lavé le casseroles), couché les enfants, et on a dîné en tête à tête aux chandelles, petite musique douce, tu vois ?--- Et alors, après ? Ben en fait, quand je suis arrivé dans la chambre, il dormait déjà, parce qu’il n’en pouvait plus de fatigue… J’ai pas pu le réveiller !)
Avec le 3ème WE transmissions, loin des clichés de ce qu’est UNE famille, nous percevrons comme CHAQUE famille est différente : dans ses cotés obscurs : le « Parle tout bas car on pourrait bien nous entendre… » des Corléone,  la rivalité des Capulets et des Montaigu  sur Vérone, de Roméo et Juliette, mais aussi sociaux voire mercantiles : rappelons juste que tous les rois ou princes de Belgique, Angleterre, Espagne sont tous cousins à un degré ou à un autre. 
A contrario, le clan ou la tribu évoque l’endroit où  chaque membre sera (idéalement) soutenu et épaulé, défendu (même s’il a droit en prime à un savon pour mauvaise conduite) tout simplement parce qu’il appartient au clan, et est aimé comme tel, inconditionnellement, face à un monde extérieur perçu comme impitoyable, que ce soit au boulot, sur le plan affectif ou de l’amitié, ou l’on est apprécié selon ses mérites, pour ce que l’on fait. 
Le cocon fait écho à la question de tout parent : « pour quoi est-il/elle fait/e ? »  quels talents lui permettre de développer sur le plan artistique, sportif, convivial,ou tout simplement de sa personnalité,  pour que ce petit (on peut ajouter ado boutonneux) qui se cherche, devienne une belle chrysalide adulte et épanouie ? 
Pour que chaque famille, si différente, soit heureuse et épanouie pour tous ses membres, toutes les qualités que nous avons trouvé chez les femmes de la bible ne seront pas de trop, chez chaque membres du couple…

Le 4ème WE parlera de liberté, dans la diversité des couples et des modes de vie, permettant de jouer (comme le terme est mal choisi !!!) à 2 jeux des 7 familles : Celui sur les types de famille :  
ü  Dans la monoparentale, je demande le père absent.
ü  Dans la recomposée, je voudrais le demi-frère même père (ou même mère),
ü  dans l’homoparentale, le fils par GPA sans oedipe, ou la fille par IAD,
ü  dans la famille adoptive, je demande le parent biologique (souvent la mère, que tout adopté va vouloir –un jour—connaître)
ü  et dans celle… Prévert pourrait même rajouter un raton laveur tant la liste est longue…

Au sein d’un même modèle familial, le 2ème type de registre, c’est la façon de la vivre, selon les évènements : culture ou/et religion différente(s) vécues en occident ou dans le pays d’origine, avec le poids de la famille et des traditions plus prégnant.

Eloignement : quand on a le choix de vendre un studio à Paris pour acheter une villa avec piscine à Nimes avec le même budget, avec 2 enfants et une heure de trajet matin et soir, on vit mieux ! et c’est bien tentant de mettre 750km (3h de TGV) entre les 3 à  4j à Paris et 3j dans la villa familiale… Plus difficiles la mission de 6 mois du militaire au Tchad ou en Afghanistan, voire le décès subit en professionnel, ou plus programmé, mais tout aussi dramatique par maladie.
Pour finir, le 5ème WE : On se rapprochera moins de la Ste famille (un père adoptif, une vierge mère, un fils conçu par l’opération du St Esprit) que de la Trinité : sans avoir la prétention de l’expliquer, on peut la décrire : un Père et un Fils, et entre eux, une circulation d’Amour. Voilà un modèle qui peut nous inspirer, à la fois à la source de la vie, lorsque l’amour de 2 êtres se concrétise dans le désir d’enfant, et à son développement (évident en négatif/contraste sur ces nourrissons des orphelinats de Roumanie sous- développpés qui se laissaient mourir face à des gardiennes qui n’assuraient que le matériel, sans parler ni sourire) : dans toute famille humaine, ecclésiale etc, c’est l’amour qui fait vivre et enrichit la communauté, en comblant chacun.

Millesime POURRAQUE 2017-2018

Familles en question(s) : Bonne pioche ?
Famille zéro déchet

La Liberté est-ce : tout est permis ? La Loi peut-elle servir notre Liberté ?
3 et 4 juin 2017, au soleil !
Des 10 Paroles au Sermon sur la Montagne, il s’agira de déjouer les pièges de l’application rigide d’une Loi qui rend servile et peut être réussir à réconcilier Loi divine et Liberté humaine...

Lévitique, Chapitre 19
9. Quand vous moissonnerez vos terres, tu ne moissonneras pas champ jusqu’au bord et tu ne ramasseras pas la glanure de ta moisson ;
10. Tu ne grappilleras pas non plus ta vigne et tu n’y ramasseras pas les fruits tombés ; tu les abandonneras au pauvre et à l’émigré. C’est moi, le SEIGNEUR, votre Dieu.
11. Ne commettez pas de rapt, ne mentez pas, n’agissez pas avec fausseté, au détriment d’un compatriote.
12. Ne prononcez pas de faux serment sous le couvert de mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. C’est moi, le SEIGNEUR.
13. N’exploite pas ton prochain et ne le vole pas ; la paye d’un salarié ne doit pas rester entre tes mains jusqu’au lendemain ;
14. N’insulte pas un sourd et ne mets pas d’obstacle devant un aveugle ; c’est ainsi que tu auras la crainte de ton Dieu. C’est moi, le SEIGNEUR.
15. Ne commettez pas d’injustice dans les jugements : n’avantage pas le faible et ne favorise pas le grand, mais juge avec justice ton compatriote ;
16. Ne te montre pas calomniateur de ta parenté et ne porte pas une accusation qui fasse verser le sang de ton prochain. C’est moi, le SEIGNEUR.
17. N’aie aucune pensée de haine contre ton frère, mais n’hésite pas à réprimander ton compatriote pour ne pas te charger d’un péché à son égard ;
18. Ne te venge pas et ne sois pas rancunier à l’égard des fils de ton peuple : c’est ainsi que tu aimeras ton prochain comme toi-même. C’est moi, le SEIGNEUR.

ToB, traduction oecuménique de la Bible
 
Questions pour nous aider
Pour le texte, il ne s’agit pas d’un récit mais d’un discours. Ne pas s’attarder sur les personnages mais repérer qui parle à qui ; distinguer l’usage du singulier et du pluriel et ce que cela apporte, repérer les verbes et leurs temps ; identifier les « paroles ou commandements », les indications et distinguer ce qu’elles ou ils visent ; ce que ce discours apporte à la fin par rapport au point de départ. Proposer un plan.

I) Concernant ce texte :
1/ Qui est concerné par ces différents préceptes ?

2/ Quel est l’objectif de l’ensemble de ces recommandations ?
3/ Quelles relations pouvons-nous établir entre ce texte et les paroles de Jésus ?
II) Et pour nous aujourd’hui :
1/ En quoi notre liberté est-elle individuelle ou collective ? Où commence-t-elle ?
2/ Que percevons-nous des lois ? En quoi nous contraignent-elles ou nous libèrent-elles ?
3/ Sommes-nous libres dans le choix de nos prochains ?
 

Corinthiens (10)
23. « Tout est permis » ; mais tout n'est pas profitable. « Tout est permis » ; mais tout n'édifie pas. 24. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d'autrui.
25. Tout ce qui se vend au marché, mangez-le sans poser de question par motif de conscience ;
26. car la terre est au Seigneur, et tout ce qui la remplit.
27. Si quelque infidèle vous invite et que vous acceptiez d'y aller, mangez tout ce qu'on vous sert, sans poser de question par motif de conscience.
28. Mais si quelqu'un vous dit : « Ceci a été immolé en sacrifice », n'en mangez pas, à cause de celui qui vous a prévenus, et par motif de conscience.
29. Par conscience j'entends non la vôtre, mais celle d'autrui ; car pourquoi ma liberté relèverait-elle du jugement d'une conscience étrangère ?
30. Si je prends quelque chose en rendant grâce, pourquoi serais-je blâmé pour ce dont je rends grâce ?
31. Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.

traduction : bible de Jérusalem
 
Questions pour nous aider
Ce texte n’est pas un récit mais un discours. Identifier les répétitions et oppositions ; distinguer les affirmations et les exemples. Repérer des coutumes de l’époque ; le sens des mots. Proposer un plan. Essayer de trouver un qualificatif pour ce discours : quel est son genre littéraire ?
I) Concernant ce texte :
1/ Dans ce discours percevons-nous une évolution ?
2/ Comment comprendre ce que l’auteur nomme « conscience » et l’expression « motif de conscience » ?
3/ Quel est le thème principal ?
 
II) Et pour nous aujourd’hui :
1/ Que sommes-nous prêts à engager, faire pour la « gloire de Dieu » ?
Que ne sommes-nous pas prêts à engager, faire ? Jusqu’où ?
2/ De nos jours, à quels choix sommes-nous invités ? En quoi nous rendent-ils libres ?
 

Clin d'œil en Veillée : la longue étude sur 75 ans qui nous redit que le bonheur est dans les relations humaines !!!
https://www.ted.com/talks/robert_waldinger_what_makes_a_good_life_lessons_from_the_longest_study_on_happiness?language=fr#t-369367