dimanche 29 janvier 2012

Témoignage

Dimanche matin : Nos fondations ?

Au cours de la préparation de ce week end, nous avons commencés par nous poser une simple question : Sur quoi fondons-nous nos existences ? Quelles sont nos fondations ? Sur quoi sont elles basées ?
Chacun d’entre nous a pris quelques minutes pour répondre personnellement à ces questions. Je ne vais pas vous donner tout le détail de nos cogitations car nous vous proposons de prendre à votre tour 5 minutes, au tout début du travail en groupe, pour donner vos propres réponses.
Mais je vous partage nos grandes lignes…
Le dictionnaire nous dit qu’en architecture, la fondation est la partie inférieure sur laquelle repose une construction. Plus généralement c’est l’élément essentiel servant de base a quelque chose (une maison, une vie, une relation..…) Nous avons aussi évoqué le mot de valeur : Une valeur donne une importance pré-attachée a quelque chose, c’est ce qui est posé comme vrai, beau, bien selon des critères personnels ou sociaux, et qui sert de référence, de principe moral.
Nos fondations dépendent de ce que nous avons reçu. Nous avons tous évoqués le rôle de nos familles, de la société, de témoins particuliers lors de rencontres perso, dans la mise en place de nos propres fondations. Transmission génétique ou éducation familiale, école ou télé, plus généralement la société dans laquelle nous évoluons. Pour certain au sein de notre groupe, la Foi fait parti des fondations. Pour d’autres ce sont des valeurs plus générales : valeurs de partage, de tolérance, de respect, d’accueil, de vie.
Les fondations ne sont pas ce que l’on voit, mais elles sont là. Les fondations sont nécessaires pour assurer une bonne stabilité. Mais parfois nous avons remarqué qu’il peut y avoir des malfaçons. Des valeurs qui nous ont été transmises et qui se révèlent plus problématiques que stabilisantes, ou simplement qu’elles ne sont plus adaptées aux conditions de nos vies actuelles. Nous nous sommes demandé si ce genre de fondations défectueuses pouvait être changées…Nous n’avons pas une seule réponse. Il nous semble que, même si c’est difficile, ce soit parfois possible. Mais pour certains, certaines fondations sont inamovibles et ne peuvent changer.
Nos fondations que nous identifions aujourd’hui ne sont pas tout à fait les mêmes que celles d’hier. Chaque expérience, chaque rencontre, chaque prise de conscience peut nous renforcer ou nous bousculer et modifier nos références. Nos fondations bougent elles pour autant ? Je vous laisse répondre
Si on garde la comparaison avec la maison, un même type de fondation peut servir à bâtir des maisons très diverses. C’est la même chose dans nos vies : même si nos fondations et nos valeurs restent les mêmes, nos vies bougent, évoluent au dessus de ces fondations. Et si les fondations de nos vies sont trop inadaptées il faudrait pouvoir comme pour les batiments reprendre les fondations sous les ouvrages.
.
Aujourd’hui nous nous posons la question des fondements de nos vies, mais quand en avons-nous vraiment besoin ? La plupart du temps nous en prenons conscience lorsque nous avons de grand choix de vie à faire : choisir un métier, un avenir, s’installer dans une relation, bâtir une famille, bref prendre un engagement important.
Vous avez peut être en tête les textes de Matthieu ou de Luc qui nous conseillent de bâtir sur du roc et non sur du sable pour résister à la tempête. Nous avons évoqués la tempête car elle peut s’abattre sur chacun, et peut être l’avez-vous traversé vous-même. J’en ai fait l’expérience et pourtant je me croyais préparée.
En deux mots, lorsque je me suis mariée, je ne l’ai pas fait à la légère et j’ai, nous avons pris le temps nécessaire pour « vérifier » que les bases de notre construction étaient solides. A l’époque nos fondations m’ont parus des plus solides, Dieu entre autre en étant un des garants important. Et pourtant la vie a montré qu’elles n’étaient pas suffisantes ou trop mal arrimées, et lorsque la tempête a soufflé, elle a tout décapé, tout mis a nu. Au sortir de cette tempête qui s’appelle le divorce, il faut pourtant bien reconstruire et se pose de nouveau la question, sur quel fondement ? Dieu, Jésus, je vous avouerai qu’ils ont disparu avec le reste dans cette tempête, violement rejetés avec tout ce qui s’est révélé insuffisamment solide. Et pourtant, en recherchant sur quoi je peu rebâtir aujourd’hui, je redécouvre avec le temps parmi mes convictions les plus profondes et nécessaires, une présence que j’aimerai de nouveau nommer Dieu.
Cette expérience que je vous partage n’est qu’un exemple pour illustrer la difficulté qu’il peut y avoir à identifier nos fondations.
Nous allons maintenant partir en petit groupe, mais avant de vous attaquer au travail sur le texte de Luc, nous vous demandons de prendre 5 min pour répondre personnellement à la question : Sur quoi fondons-nous nos existences ? Quelles sont nos fondations ? Sur quoi sont elles basées ?

Week End du 28-29 Janvier 2012

Week End n°3
exeptionnelement
à la Maison des Frères, au Beausset
et non à la Pourraque

« (…) tel un bon architecte j’ai posé le fondement. Un autre bâtit dessus. » 1 Co 3,10
Il y a un temps pour poser les fondements et un temps pour bâtir...
Sur quels fondements construisons-nous nos existences ? Quelle place donnons nous à l’engagement, à la fidélité à la transmission … ?

Le mot de Mickaël


Bienvenue et bonne année à toutes et à tous puisqu’il est encore temps pour quelques jours.
Nous débutons cette nouvelle année au Beausset dans ce lieu que nous apprivoisons petit à petit. Bienvenue à Amaya et Ghislain qui nous rejoignent pour la première fois, bienvenue également à Roch qui a poussé son premier cri début décembre et qui moins de deux mois plus tard nous rejoint déjà. Nous sommes également heureux d’accueillir Bruno qui arrive de Nîmes.
En ce début d’année nous poursuivons notre parcours autour de la question « Et si nous prenions le temps ? ».
Comme il semble loin le premier WE au cours duquel nous avons partagé autour du rapport au temps dans notre société. Temps liquide dans la sociologie de Bauman auquel s’oppose les mouvements orientés autour du slow que nous décrivait la journaliste Lorraine Rossignol dans l’article qui servit de support à notre réflexion du samedi.
C’est vrai que nous aspirons au « slow » et que nous aimerions sans doute laisser un peu plus de place pour nos gros cailloux mais ce n’est vraiment  pas évident… Je ne sais pas de votre côté mais personnellement en ce début d’année j’ai l’impression d’être submergé par une vague énorme de choses à faire que ce soit professionnellement ou personnellement.
Dans cette situation et dans un contexte décrit sans visibilité et plein d’incertitudes, il n’est pas évident d’essayer ou d’imaginer construire sur la durée comme nous invitait à le faire le texte de Qoehlet étudié le dimanche matin. Dans ce passage il nous était rappelé l’engagement de Dieu vis-à-vis des hommes dans la durée, chantier que nous croyons toujours d’actualité.

Notre dernier WE était pour sa part orienté autour du thème : il y a un temps pour se souvenir. Ou pourquoi et comment faire mémoire prendre le temps de se retourner pour regarder notre histoire. Pas évident dans une société où l’actualité chasse l’information de repérer les évènements qui nous permettront de lutter contre l’amnésie et nous construire en faisant mémoire. Reprenons ici la formule d’Henri qui nous invitait à passer de l’amnésie à l’anamnèse. Malgré des traductions et des découpages destinés à éprouver notre savoir faire en lecture biblique nous avons pu  voir au travers du texte de Josué que Dieu invitait son peuple à poser des signes, à créer un mémorial. Dans ce texte ce sont les pierres posées  au milieu du jourdain asséché, qui doivent permettre à leurs lointains descendants de venir  « faire mémoire » en se souvenant de la traversée en ce lieu de l’arche de l’alliance.
Le texte du dimanche tiré de la première lettre aux corinthiens fit également débat, Paul constatant les dérives de la communauté de Corinthe nous y invitait à vivre en vérité le mémorial de l’eucharistie

Aujourd’hui l’équipe de préparation composée de Bojena, Ghislaine, Joëlle, Emmanuel, Pascal ,épaulée via skype par Henri le parisien, nous invite à réfléchir autour du thème : « il y a un temps pour poser les fondations et un temps pour bâtir », autant dire que lors de la préparation les échanges  ont parfois porté sur des questions techniques tournant autour du bâtiment.
Construire sur des fondations posées par d’autres, faire en sorte que ce que nous posons aujourd’hui permette à d’autres de se construire dessus, plus tard, ne pas vouloir tout construire aujourd’hui mais laisser du temps au temps, laisser le temps agir avec confiance,… voilà ce à quoi nous invite le texte choisi pour cet après midi et tiré du 2d livre de Samuel. Nous avons volontairement choisit un texte de l’ancien testament car souvent nous avons tendance à l’opposer au nouveau testament, or il représente quasiment les 4/5 de notre Bible chrétienne, je ne pense pas que le mercantilisme des éditeurs et des papetiers en soient les seules raisons.
« Joseph monta de Gallilée à la ville de David, qui s’appelle Bethléem, parce qu’il était de la maison de David. » Ainsi débute dans Luc le récit de la nativité que nous lisons à Noël. La maison de David, la maison de Dieu, ce sont les thèmes principaux autour desquels tourne le récit de Samuel que nous vous invitons à découvrir ou redécouvrir cet après midi. Une fois de plus nous cheminerons sur les pas de l’arche de l’alliance, symbole de la rencontre de Dieu avec son peuple. Au travers de ce texte est posée la question de « quelle maison pour Dieu ? quelle maison pour ce qui nous est cher ? ».
La discussion autour des fondements et des fondations nous ont conduit naturellement à la parabole de la maison construite sur le Roc et de la maison construite sur le sable. Nous vous proposons donc demain matin d’étudier ce texte dans la version donnée par Luc, texte qui nous semble très connu mais qui vous nous l’assurons vous réservera quelques surprises.
Il me reste à vous souhaiter un bon WE et à passer la parole à Henri pour une rapide introduction à propos de Samuel.





Les textes travaillés au cours de ce Week End :


Samedi : * 2 Samuel 7(1-17)

les questions qui nous ont aidées :
1) Proposer un plan du texte en notant bien les moments de basculement, de déplacement
2) Repérer les versets où il est question de "maison", quels sont les différents sens possibles pour ce mot dans ce texte ?
3) Quelles sont les différentes formes d'habitat citées dans ce passage ? Qu'évoquent-elles pour vous ?
4) Quelles sont les annonces importantes que fait Dieu à David ?
5) Que demande Dieu à David dans ce texte ?
6) POurquoi Dieu refuse t il à David de lui construire une maison en cédre ?
7) Sommes nous parfois tentés comme David d'enfermer Dieu dans une "maison de cèdre" ?


Dimanche : * Luc 6 (43-49)

les questions proposées :
1) Identifier les figures, les personnages,...
2) Proposer un plan en identifiant les articulations, les oppositions, les basculements entre les différentes parties. De quoi nous parle ce texte ?
3) Quel est le lien entre la preière partie du texte (43-45) et la parabole donnée par Jésus par la suite ? D'aprés Jésus qu'est ce qui permet de rendre solide les fondations de la maison ?
4) Peut on trouver une analogie végétale aux fondations de la maison ?
5) Quelles sont nos fondations ? D'où viennent elles ? Nous sentons nous à l'aise sur nos fondations ? Avons nous déjà fait l'expérience du torrent en crue venant saper ces fondations ?

lundi 5 décembre 2011

Week End de 03-04 Dec 2011

Week End n°2
« Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante ans dans le désert » Dt 8,2
Il y a un temps pour se souvenir….
Comment prenons-nous le temps de regarder le passé dans un monde tourné vers l’avenir ? Peut-on articuler les temps de la mémoire et de l’histoire ?


Le mot de Mickaël

Bonjour à toutes et tous, bienvenue au Beausset pour notre second WE de l’année.
Nous voici rassemblés dans un lieu qui nous est un peu moins familier que la Pourraque mais il est vrai qu’un peu de chauffage et de confort en hivers ne nuisent pas à la réflexion hivernale et à l’échange.
Nous sommes heureux d’accueillir dans le groupe Claude, Joseph, prêtre de la mission de France, ancien curé de Moissac, de St Chamas et d’ailleurs…
Nous avons une pensée pour Daphnée et Bertrand qui étaient hier encore dans l’attente de l’arrivée de leur bébé et qui avaient très envie de venir nous retrouver, une pensée pour Jean Bernard qui soigne un gros rhume du côté de Nimes et tous les absentes et absents qui peuvent se joindre à nous.

Et si nous prenions le temps ? Tel est le thème de notre parcours entamé au mois d’octobre du côté de la Pourraque et que nous vous invitons à poursuivre.
Il y a deux mois nous avions pris le temps de nous poser et d’écouter Giuseppe nous présenter l’approche sociologique du temps développée par Bauman qui constate les évolutions de notre société, où le temps est tellement rapide qu’il en devient liquide. Alors qu’il y a quelques décennies l’homme construisait patiemment son histoire, prenait le temps de chercher le bonheur, la société actuelle nous vend le plaisir immédiat et limité dans le temps. Vous gardez sans doute comme moi, les quelques vidéos projetées lors de la présentation de Giuseppe.
Nous avions ensuite échangé autour d’un article de presse qui montrait si besoin était que ces questions concernant le temps sont partagées par un grand nombre. Les jeunes notamment prennent conscience que la connexion permanente sur le monde peut être néfaste et de nombreux mouvements « slow » se mettent en place pour  redonner une place à l’homme, pour lui laisser le temps.
Nous avions profité de ce texte pour échanger en petit groupe sur ce qui fait nos vies, sur nos agendas réels et sur nos agendas rêvés, que ferions-nous si nous avions plus de temps pour nous ? Quelle place accordons-nous à nos gros cailloux pour faire référence notre foi dans cet enchainement toujours plus rapide ?
Le dimanche fut plus classiquement consacré à l’étude du texte de Qohélet dans lequel il nous était rappelé que Dieu construit pour sa part sur la durée.

Aujourd’hui nous vous proposons de prendre le temps de nous interroger sur l’importance de l’histoire et de notre passé. Notre société, à commencer par les médias de l’information, nous proposent une actualité toute aussi liquide, distribuée en continu, à grand coup de bandeaux défilants et autres « faits du jour ». Tout cela ne nous aide pas forcément à hiérarchiser la portée des évènements entre les frasques d’un homme d’état et les massacres plus ou moins cachés perpétrés par des dictatures, le tout en sachant que demain la roue aura tournée et que les sujets chauds seront tout autres.

Dans ce contexte de l’immédiateté ambiante et du médiatique l’équipe de préparation s’est interrogée sur l’importance du faire mémoire. Prenons nous le temps de nous arrêter, de nous poser et de tourner la tête pour voir d’où nous venons, quel est notre parcours, quels sont les faits qui pour les uns seront de simples « faits historiques » (avec un petit « h ») alors que personnellement ils constituent des actes fondateurs qui ont infléchit plus ou moins fortement notre histoire. Deux exemples me viennent aujourd’hui à l’esprit dans ce lieu et ce contexte : le premier est personnel et concerne Joseph dont la rencontre et la proposition faite il y a bientôt quinze ans « Les copains de Marseille proposent des WE bibliques à la Pourraque, Est-ce que cela vous intéresse ? » me conduisent, entre autre, à réaliser aujourd’hui ce mot d’accueil.
L’autre est sans aucun doute partagé par Madeleine et Hubert puisqu’il y a un an à peu près, Hubert faisait demi tour sur la route du Beausset pour aller aider Marie sa fille en train d’accoucher prématurément. Avec Madeleine, ils ne devaient pas se douter à l’époque de l’importance que prendrait le contexte de cette naissance dans leur histoire familiale.
Est-ce important pour nous, pour notre famille de faire mémoire ? Qu’est ce que cela apporte ? Est-ce de la pure nostalgie destinée à entretenir un sentiment de « c’était mieux avant » ?
Au travers des textes choisis l’équipe de préparation a voulu montrer combien cet acte du « souviens toi » et du « faire mémoire » était constitutif de notre foi, au point de se retrouver au cœur de notre liturgie de l’Eucharistie : « Faites cela en mémoire de moi ».
En tant que croyants, nous sommes invités à nous souvenir de Dieu et de son alliance avec son peuple, à nous souvenir des actes d’amour posés par Jésus et en faisant mémoire d’être nous même acteurs et messagers au sein de notre société.
Ce week end sera également marqué par quelques temps forts pour les uns et les autres qui seront pourront éventuellement un jour être relus comme des actes fondateurs : Pour Jubiata dont c’est le 15ème anniversaire aujourd’hui, pour  Bambou, Aglaé, Virgile et Berteline qui vont débuter leur cheminement vers la première communion. Pour nous tous enfin nous sommes invités à « faire mémoire » en ce temps si particulier de l’avent, faire mémoire de l’attente longue et pas si évidente que cela  que constitue une grossesse, fusse t’elle celle du Christ.
Voilà quelques points de repères proposés pour jalonner notre début de parcours, il me reste à céder la parole à Lucille qui nous propose une réflexion sur la mémoire et le temps.


Notre réflexion à l'aide des textes
* Josué 4 (1-24)
* 1 Co 11 (20-30)
nous a fait creuser le thème du "faire mémoire", autour des signes et de la façon de se souvenir pour leur garder leur sens à jamais.

Avec * Jean 14 (15-27)
nous avons confronté la mémoire, le souvenir et la fidèlité.



Les jeunes ont travaillés sur la base du film
Le cercle des poètes disparus

Je partis dans les bois car je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n'avais pas vécu.

Que votre vie soit extraordinaire!

mercredi 12 octobre 2011

La Prière de nos jeunes








• Prends pitié de nous quand on pense, comme dit Audi, que
« Le choix n’est pas important, ce sera toujours bien







• Prends pitié de nous quand on pense, comme Eram, que
« La Famille c’est sacré » quand on achète leurs chaussures














• Prends pitié de nous quand on pense, comme Budget Mobile, que
« c’est chouette de dépenser 3E90, sans engagement »















• Prends pitié de nous quand on pense, comme STRESLESS, que
« La version originale du confort » c’est d’avoir un canapé













• Prends pitié de nous quand on pense, comme Gulietta, qu’elle
est une personne et pas une voiture

Le Temp Liquide

Cahier de réflexions synthétiques faites autour des œuvres de
Z. BAUMANN

Ouvrages de reférence:
Zygmunt Bauman, L'Amour liquide (2004); La Societé assiegée (2005); La Vie liquide (2006); S'Acheter une vie (2008)



A. LA SOCIETE LIQUIDE

Dans la Societé des TEMPS MODERNES



L’ouvrier travaillait à la production d’équipements et d’outils pour :
a. Créer un foyer:
- Son travail est asservi à la constitution du patrimoine familial
- Il fait des économies aujourd’hui pour en bénéficier demain
- Ses efforts visent la constitution de biens durables

b. Contribuer au progrès de la société / de son propre pays
Moyens de transport des personnes, des biens et de l’information accrus
Progrès technique et scientifique accrus(en médecine et en ingénierie)

c. Accroitre le pouvoir/ développement de l’usine/l’industrie/la nation

Ce qui régissait le tout était la capacité de CONTROLER(/ASSURER) :
- La rigueur dans l’usine
- La discipline au sein de la famille et de toutes les agences éducatives
- Le respect des règles de l’Etat

Au centre d’intérêt de ce mode de vie il y a avait la Société/la Collectivité/ la Famille/ la Nation

Les droits impondérables, pour tous, étaient ceux assurés par :
- Le bien être social (Politique)
- Les Corporations des métiers (Usine)
- Les Parents (Foyer monogamique)

Au temps du TEMPS LIQUIDE, dans la Société Liquide, on passe :

D’une économie basée sur la production de biens et de services pour la collectivité (Société fermée)
A une économie fondée sur l’incrément sans cesse du capital qui ne fait plus référence à l’usine/la collectivité locale, mais plutôt, au marché global (Société ouverte)
Ce qui dirige et influence (les comportements) c’est le Libre Marché : Le marché des finances, des biens et du travail


L’âme du Libre Marché est la concurrence, l’individualisme (cf American Psyco)
Au fin fond et au centre d’intérêt de ce mode de vie l’on trouve
Le CONSUMATEUR, car l’intérêt du capital au jour d’aujourd’hui n’est plus celui de maitriser l’ouvrier (cf ouvriers soumis aux machines)
Mais, celui de maitriser le désir de consommation des produits issus du capital

Si dans le Temps Moderne la préoccupation majeure était de s’assurer que l’individu était en « bonne santé »
Dans le Temps Liquide on s’assure que la personne est en possession d’une « carte de crédit »

Dans la Société Liquide
Le moyen asservi à la maitrise du désir à la consommation c’est la SEDUCTION (la Publicité) –cf succès de l’émission télévisée « Mad Man -


D’un intérêt centré sur la collectivité à un intérêt centré sur l’Individu

Au centre d’intérêt est désormais situé l’ « homo consumens ». La question qui se pose alors c’est « Qu’en est il de l’ homo faber ? » (Puisque :)
 Son travail est moins stratégique au profit
 Lorsqu’il existe, son travail devient à temps partiel et sans guère d’obligations
 Résiste, celui qui mieux sait s’adapter aux changements continus
 La spécialisation est de moins en moins recherchée et appréciée (Cf la notion de « Génération Furita »)
 Aujourd’hui, être un spécialiste n’est plus une opportunité…au contraire
 Comme le préconise la théorie de l’évolution de Darwin, l’espèce destinée à survivre c’est celle a plus forte capacité d’adaptation, ce qui souvent, n’est pas typique de l’espèce, la plus forte.



B. LE BONHEUR LIQUIDE

(Au sein du Temps Liquide on passe)
De la recherche de longue halène et laborieuse du bonheur (typique des temps modernes) à la consommation du plaisir immédiat et instantané (typique du temps liquide)

La spécificité de l’Homme Consumens c’est de s’investir/travailler pour:
- consommer, aujourd’hui, le fruit de son travail
- Ne jamais se priver de quoi que ce soit aujourd’hui au profit de demain. Mieux vaut il tout arracher au présent


- D’une recherche du bonheur qui perdure et qui se décline au singulier/à la simple personne/aux fins fond : la qualité
- A un arrachement jusqu’au bout de chaque instant du plaisir ; Désir, qui se décline en termes de matériel/de moyens : de quantité (Cf ARMAN)


Les (nouvelles) situations de bonheur se manifestent lorsque
- l’on profite du sens de la vie ICI et MAINTENANT (Life is now- Levis)
- le désir est perpétué jusqu’à une nouvelle occasion (Cf achat d’impulsion Mc Do Solar…validité de 30 jours seulement)
- l’on garde en soi, le « rêve de quelque chose », l’esprit de l’ouverture d’un cadeau (cf pub Wolswagen), le désir sans cesse…
- l’on ne doit plus attendre, car, ores il y a « MASTERCARD/ VISA »
- l’on est sélectionné et l’on peut gouter à la sensation d’être unique à profiter de l’offre spéciale « jeans à production limité »
- l’on oublie vite (culture du simple emploi)
- l’on sait changer continuellement sa propre identité et ses horizons (Eloge de la Fuite – H Laborit, Almodovar)

Le Bonheur n’est plus dans l’AVOIR ou dans l’ETRE mais dans le USER (Consommer)

« On vit en surface et lorsque l’on glisse sur un film de glace trop fin, la seule voie d’issu c’est dans la vitesse » (Emerson)


- On court pour vaincre la PEUR de la MORT, dont l’expérience est faite - au quotidien - face à la (« caducité ») /mort des plaisirs/les jouissances instantanées
- Faire « shopping » c’est s’offrir un nouveau commencement, une nouvelle résurrection (Cf I like shopping)
- L’attente et la joie du paradis sont assurées par la carte (Bleu) /de crédit

Synthèse : La Publicité de SFR : La crise
SFR : « Carrement vous ! »
MAC DONALD : « C’est tout ce que j’aime »


C. L’AMOUR LIQUIDE

De manière générale l’on peut affirmer que
- L’Amour est un sentiment qui consiste en une relation avec l’autre, qui est durable et qui demeure dans le mystère.
- L’être amoureux est un état relationnel basé sur le désir.
- Le désir est le rêve de quelque chose. En tant que tel, il est fugace, instantané.

Au sein du Temps Liquide
- Les relations induites par ce sentiment deviennent, elles aussi, apparentées au « désir » (caduques et) fugaces.
- Tel que c’est le cas dans la consommation, l’autre est aussi à consommer (jusqu’au bout du plaisir) et puis à jeter (le choix du partenaire est une affaire de désir pur) :
- L’Amour n’est plus « L’Amour à toujours » (les amours des feuilletons) – mais - L’Amour jetable et échangeable en fonction du désir


- Le sexe n’est plus guère apparenté à :
A. L’Amour/Eros lié au sentiment, à la qualité (de la relation), à la personne
B. La reproduction générationnelle, car :
 Le couple n’est plus condition indispensable à la gestation, qui peut se commander en labo
 S’occuper des enfants est un obstacle potentiel à la liberté personnelle


 Le sexe doit être vécu librement, et de manière affranchie de toutes responsabilités (préservatif)
 Le sexe doit être vécu sans aucun engagement de duré, et/ou de sentiments (Cf sites de rencontres)


En manque d’obligeance de qualité, la quantité l’emporte. On s’abandonne à :
 des nombreuses occasions amoureuses, …
 des innombrables occasions de CONNEXIONS


- Login / Mot de passe/ Pseudonyme: ce sont les nouvelles pièces d’identité
- Sans Login / Mot de passe/Pseudonyme on est hémarginés, on est personne. On n’existe pas.

Les liens sont plus fréquents, plus courts, plus légers, sans engagements

On est agréable si l’on est léger, si l’on est « cool »


1. L’Amour Liquide et la vie en commune

- L’autre est un concurrent et la vie est une lutte pour survivre. Les sentiments de pitié et de compassion ont été bandits (« L’autre c’est l’infère » JP Sartre) ,
- A chaque jour un nouvel épisode. La lutte pour survivre se renouvelle (cf les émissions de télé réalité, Star Accademy, X-factor, etc..)

2. . (L’Amour Liquide et ) et la vie dans la Societé

- Sur Internet, mais pas seulement, on crée ses propres réseaux (face book, linkedyn, etc), et ainsi faisant, l’on bâtit des cloisonnements (humains)
- Dans les cités comme dans les quartiers chics, on installe des systèmes de vidéosurveillance
- Le droit à la sécurité l’emporte sur les droits de libertés personnelles
- Lorsque la précarité, la fragilité et la perte d’identité s’imposent, les sens de panique et de craintes (insurmontables) s’installent
- Le facteur sécurité stigmatise le symbole d’une politique gagnante
- Les autorités locales relèvent le défi de trouver des solutions locales à des contradictions globales

dimanche 9 octobre 2011

Week End du 8-9 Octobre 2011



"Et si nous prenions le temps ?"

Au programme cette année,
* un temps pour échanger sur notre perception des temps qui nous entourent et que nous renvoie notre société.
* un temps pour se souvenir, pour regarder le passé dans un monde tourné vers l'avenir
* un temps pour poser les fondements et un temps pour bâtir..
* un temps pour la gratuité, un temps pour dire merci...
* un temps pour faire confiance et espérer....